Congrès de la Société française d’esthétique

4-5 juin 2015, Paris

Conférenciers invités :
Nathalie Heinich
Baldine Saint Girons
Gisèle Sapiro

Extension du domaine de l’art
La période contemporaine connaît une extraordinaire extension du champ de l’art. Il s’est ouvert au passé le plus reculé (art préhistorique), aux lointains (arts premiers), à l’autre (art brut), à de nouvelles pratiques (Graffiti, vidéo…), à l’ordinaire extra artistique (performances et happenings), et même au monde de la science et de la technique (arts technologiques, bio art). En revanche, d’autres pratiques sont tenues à l’écart du cercle de l’art (la gastronomie, l’œnologie, le jardinage…). D’autres s’apprêtent à y entrer (la scénographie). Mais la tapisserie, la mosaïque, l’enluminure, ou l’orfèvrerie, qui, au Moyen Âge, étaient des arts d’une plus grande importance que la peinture, sont par la suite devenus des artisanats. Se pose donc la question de l’artification (R. Shapiro) c’est-à-dire du processus de transformation d’un objet ou d’une pratique non artistique en un objet ou une pratique artistiques (et aussi celle, symétrique, de la désartification). Comment s’opère la requalification de ces objets ? Quels sont ses opérateurs ? Quels changements catégoriels, symboliques mais aussi concrets (institutionnels, économiques, juridiques) s’ensuivent ?

Expansion of the field of art
The contemporary period is witnessing an extraordinary expansion in the field of art which has opened itself to the most remote past (prehistoric art), the faraway (primitive art), the other (outsider art), new practices (graffiti, video…), the outstanding extra-artistic practices (performances and happenings) and even the world of science and technique (technological art and bio art). However, other practices are kept outside the sphere of art (gastronomy, oenology, gardening). Others are about to enter that sphere (stage design), but the fields of tapestry-making, illumination and goldsmith’s trade which, in the Middle Ages, were more important forms of art than painting, have now become forms of craftsmanship. And that raises the question of “artification” (R. Shapiro), i.e., the process of transformation of a non-artistic object or practice into an artistic object or practice – and, symmetrically, the question of “desartification”. How does the transformation of these objects’ statuses take place? Who are its deciders? Which changes follow in the category-specific, symbolical but also concrete (institutional, economic, legal) fields?

Les propositions de contribution (pour une conférence de 20 minutes suivie de 15 minutes de discussion) incluant titre, résumé en 300 mots environ, et 3 lignes de présentation de l’auteur, doivent être envoyées au secrétariat de la SFE : sfe.congres2015@gmail.com

Date limite de soumission : 10 mai 2015
Les réponses seront envoyées le 15 mai 2015

Droits d’inscription : 85 euros (30 euros pour les membres de la SFE)

Source de l’article : Carole Talon-Hugon