Colloque « Les Territoires du temps », 24-25 mai 2013, 247,Rue Saint Jacques 75005 Paris

Ce colloque est organisé par la SFA en partenariat avec le CNRS (GDRI « Savoirs artistiques et traités d’art ») et réalisé avec le soutien de l’Urbaine de Travaux.

Thématique

En quoi le temps permet-il de penser l’espace ? La première notion apparaît comme le symétrique de la seconde : l’une s’impose à l’esprit aussitôt que l’autre est convoquée. On ne saurait penser l’espace sans inclure le temps.

Les grands âges de l’architecture et de la ville ont engagé à chaque fois un rapport au temps spécifique : à la Renaissance, on utilise le point de vue historique – l’Antiquité – au service de l’invention du présent ; l’Ecole des Beaux-Arts, elle, placera le principe d’imitation et de répétition au coeur de l’enseignement ; les avant-gardes et leMouvement moderne se fonderont sur une dynamique de nouveauté. L’idée même de « projet », à savoir l’anticipation d’une réalité, est d’essence temporelle. Dans l’architecture contemporaine, c’est la question de la place de l’histoire et, plus généralement, le sens du legs qui doit être posée. Aujourd’hui on parle beaucoup du « durable » alors que règne l’éphémère, on parle non moins souvent de responsabilité à l’égard des générations futures. Tout cela reste vague tant que l’on ne comprend pas le rapport au temps que les hommes entretiennent à travers leurs productions, et en particulier leur production architecturale.

La notion de temps est susceptible d’être interrogée sous des angles très différents : la lenteur du travail de conception, la temporalité des résultats attendus dans le réel (notamment dans les projets de paysage ou d’urbanisme), la durée de la formation d’un architecte, la promenade architecturale, mais aussi l’inscription dans l’Histoire, etc. Cette liste de thèmes, loin d’être limitative, donne la mesure des sujets susceptibles de rendre ce colloque aussi riche que possible.

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